Pourquoi les japonais aiment tant les clubs hôtesses ?

C’est par le biais du site japonais NicoNico News que le sociologue Ryuen Hiramatsu se penche sur le sujet des Clubs Hôtesses au Japon !

Hostess JapanLes clubs Hôtesses, hostess clubs ou Kyabakura (en japonais) sont des lieux où les clients viennent pour se détendre, discuter avec les filles et boire en bonne compagnie. Il n’y a donc aucune contrepartie sexuelle dans cette démarche. (il existe aussi le pendant féminin: clubs hosts)

Pourquoi les hommes paient autant d’argent juste pour boire et parler avec les filles ? Et pourquoi cela dérange tant les femmes japonaises que leur époux ou petit ami se rend dans ces clubs ?

Les Kyabakura sont encrés dans la culture japonaise. On pourrait simplifier en les nommant comme une variante des traditionnelles maisons de Geisha. Il existe des Kyabakura pour toutes les bourses en fonction des quartiers.

Les plus luxueux de Tokyo se trouvent à Ginza par exemple :

Ginza clubRyuen Hiramatsu, chercheur à l’Institut International du Centre de Recherche des études japonaises, spécialisé dans la psychologie cosmétique (au sens phénomène social et culturel), a rédigé l’article sur Nico Nico News.

Les raisons qui poussent les hommes japonais à fréquenter les Kyabakura :

  • La plupart du temps ces hommes veulent juste de communiquer et d’interagir avec les filles (sans arrière-pensées)
  • Les kyabakura sont des lieux où les filles vous traitent comme un Roi et vous écoutent patiemment avec un sourire aux lèvres.

Ces clubs offrent une interaction sociale à l’heure où le Japon connait de plus en plus un malaise social. Ces hommes qui terminent une journée de travail (souvent stressés) ont besoin d’un endroit où se plaindre, discuter de tout les sujets (mêmes sexuels) sans être jugé par leur interlocuteur.

Hostess JapanPourquoi alors les japonaises n’aiment pas voir leur petit-ami/époux dans les Kyabakura ?

En fait, les femmes accordent beaucoup d’importance aux apparences, aux regards des autres. Avoir un partenaire qui va souvent au Kyabakura pourrait être vu par l’entourage (voisinage/famille) comme une femme qui ne serait pas si agréable que ça à vivre, qui ne s’occuperait pas bien de son mari/petit-ami.

Ryuen Hiramatsu conclut en préconisant de favoriser la communication au sein du couple. Être capable de parler de tous les sujets.

Si son ou sa partenaire ne s’ouvre pas à l’autre, ne rien brusquer mais surtout essayer régulièrement. Il n’y a rien de pire que la résignation pour couper la communication dans un couple.

sources : niconico news, researchgate.net

3 Commentaires

  • noir_ecaille
    13 janvier 2013 - 1 h 46 min | Permalien

    C’est le problème de omote/ura.

    En gros, les japonais et japonaises ont une vie très compartimentée. La communication libérée n’existe pas ou très peu contrairement à d’autres cultures comme en France par exemple.

    C’est sans doute pour ça que ces clubs ont un créneau en or.

  • oreda
    28 décembre 2012 - 0 h 26 min | Permalien

    “sans sex” effectivement a la base non, mais une tonne de bar a hotesse le font malgré tout, chaque année plusieurs affaire du genre sont diffusé dans la presse, ce n’est certe pas le service proposé en premier plan mais certaine se font un bonus, avec ou sans la participation de leur boss.

  • Olyus
    27 décembre 2012 - 20 h 02 min | Permalien

    Pour régler ça, il y a un truc qui s’appelle la communication dans le couple.

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