Rapport 2018: L'industrie de l'animation japonaise bat encore des records | Adala News

Rapport 2018: L’industrie de l’animation japonaise bat encore des records

L’Association of Japanese Animations (AJA) a publié son rapport annuel sur l’état de l’industrie de la japanimation !

Le marché de l’animation japonaise est estimé pour l’année 2017 à plus de 2,152 billion yen de chiffres d’affaires (16,656 milliards €) qui est un nouveau record. (Augmentation de 8,1% par rapport à 2016 qui fut elle-même une année record)

L’industrie de l’animation japonaise connait une croissance continue depuis 8 ans maintenant.

Une partie de cette croissance depuis 5 ans s’explique toujours par l’expansion sur le marché chinois (vente streaming, télévision) qui compense largement la baisse de 5,5% du marché intérieur japonais en 2017.

Les autres pays ayant obtenu le plus de contrats/licences sont la Corée du Sud suivie de Taïwan puis les États-Unis.

Parmi les autres domaines qui ont connu une hausse en 2017, mentionnons les Events en direct avec une croissance de 29,6 % et le streaming avec une hausse de 10 % au Japon.

sources : AJA, animenewsnetwork

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9 Comments

  1. C’est le deuxième article en quelques semaines sur Adala-news que je lis et traitant de l’augmentation des profits de l’industrie de l’animation japonaise mais qui oubli un léger détail…
    Si profit il y à c’est aussi parce que les animateurs sont payés au lance-pierre et cumule deux voire trois boulots pour des studio différents afin d’avoir de quoi survivre chaque mois. Alors oui la demande pour les marchés étrangers augmente mais les salaires eux n’augmentent pas et les cas de karôshi dans l’animation et le manga sont assez fréquents (Mizuno Kazunori n’est hélas qu’un exemple parmi tant d’autres).

    La 3D y est aussi pour beaucoup. Les véritables animateurs 2D sont de plus en plus rares, de plus en plus vieux et sans remplaçants et de fait sont beaucoup plus cher pour les studio. Il est aussi plus rapide de produire une séquence en 3D qu’en 2D et tout ces facteurs expliquent pourquoi on à de plus en plus de choses à la qualité d’animation douteuse (le marché chinois n’étant pas toujours exigeant). Donc oui la aussi c’est une des raisons de l’augmentation des profits mais au détriment de la qualité cette fois (pour certaines œuvres du moins, tout n’est pas à jeter).

    “A votre avis (et cela est purement théorique) pensez-vous que le japon finira par adapter ses œuvres pour plaire aux marchés étranger”

    C’est effectivement le cas depuis un bon moment. Les adaptations Live par Hollywood et Netflix renvoient un signal clair aux japonais: Les occidentaux veulent de l’animation.
    La vrai question est: “Laquelle ?”

    Parce qu’à quelques exception près, (Violet Evergarden et deux trois autres choses…) il n’y à pas grand chose à garder quand on analyse le catalogue “Netflix original”. Devilman Crybaby est un véritable carton… en occident. C’est l’une des séries animée de Netflix qui à eu le plus de succès et c’est pourtant la plus éloignée de l’animation japonaise traditionnelle. Alors certes Go Nagai n’est pas le plus “passe-partout” des réalisateurs mais les gens qui se sont intéressés de près à son œuvre vous dirons souvent ne pas comprendre le succès de la version 2018 remplie d’insultes, de scènes de sexe gratuites et de violence inutile que les versions originales avaient le bon goût de justifier un minimum. Curieusement ce sont justement les critères appréciés par…. le marché américain. La même chose est applicable au marché chinois qui profite lui aussi de série lui étant destiné et ou l’intrigue se déroule non pas, comme dans 90% des cas au Japon mais en Chine.

    On pourrait également parler de l’exportation de la main d’œuvre dans l’animation japonaise, sujet ô combien tabou puisque si vous regardez un peu les génériques de vos séries vous remarquerez qu’au delà des postes clés (producteurs, directeurs et le comité de création de la série) beaucoup sont occupés par des animateurs coréens tant le manque de main d’œuvres au japon se fait sentir. Le taux de natalité très bas du pays, le fait que l’industrie de l’animation ne fasse plus rêver les jeunes japonais depuis longtemps et l’accroissement de la demande depuis l’international fait que les studio doivent s’adapter et par conséquent adapter leurs œuvres.

    “Personnellement ça me fait vraiment peur de ce que ça peut devenir (bon on parle quand même de chose qui peuvent arriver dans plus de 15 ans).”

    L’exportation peut être bénéfique au japon si il est suffisamment intelligent pour comprendre que l’intérêt du public occidental pour l’animation japonaise provient justement du fait qu’elle est japonaise. Les gens ne demandent pas du “produite au japon” mais de l’animation “pensée pour le public japonais”. Si cela peut paraître contradictoire quand on voit le succès de Devilman Crybaby, on se rend vite compte qu’il est une exception de part son contenu destiné aux adultes. Dans la majorité des cas les oeuvres “occidentalisées” ne fonctionnent pas si bien que ça. C’est vrai également dans le jeu vidéo japonais qui se portait très mal ces 10 dernières années et qui a prit conscience de cet aspect pour rebondir. C’est très bien expliqué dans le documentaire de Archipel sur Youtube “Ebb and Flow – Conversations on the recent momentum of Japanese games” et sous titré en FR pour les curieux.

    L’un des autres avantages de l’exportation de l’animation japonaise est que cela permet de créer du contenu de qualité et de ne pas s’enfermer dans ce qui génère le plus d’argent localement. Devinette: ça commence par LO et ça fini par LI.
    Car oui sans créer de nouvelles séries originales et un minimum travaillées le japon ne produirait plus que du contenu “moe”, des séries remplies de loli aux poitrines disproportionnées et souvent très borderline. Pour rappel, un des plus gros succès (y compris en occident) de ces dernières années c’est une série sur la cuisine ou l’on voit des tentacules et des jeune filles atteignant l’orgasme en goûtant des plats… Et je ne parle là que de cette série qui est considérée comme “grand public”…
    Quand je lis que 2018 est mieux loti que 2008 j’ai envie de rire. C’était déjà pas folichon à l’époque mais aujourd’hui c’est devenu déprimant. Il suffit d’aller faire un tour sur les forums dédiés à l’animation ou discuter autour de soi avec d’autres personnes pour constater que beaucoup ne regarde plus d’animation japonaise à cause de ça et sont abonnés à… Netflix !

    Donc oui, l’occident influence les œuvres japonaises, parfois en bien parfois en mal et selon moi, oui, c’est flippant pour l’avenir. Le japon produit actuellement trop de contenu sans pouvoir tenir la cadence, en sous payant ses employés et en essayant de survivre en fournissant du glaireux au marché local et de l’animation parfois très moyenne à l’export. Et ce ne sont pas les “nouveau record de bénéfices” qui vont permettre aux japonais de se remettre en question hélas.

    1. Petite précision Chiffre d’Affaires n’égale pas Bénéfices, dans l’article il est bien stipulé Chiffre d’affaires.
      Je suis tout à fait d’accord avec les arguments avancés, et je ne me voile pas la face, je sais très bien que le milieu de l’animation au japon est l’enfer. Mais je pense qu’il est quand même nécessaire de faire la distinction entre ces deux chose la.

    2. “Pour rappel, un des plus gros succès (y compris en occident) de ces dernières années c’est une série sur la cuisine ou l’on voit des tentacules et des jeune filles atteignant l’orgasme en goûtant des plats… Et je ne parle là que de cette série qui est considérée comme “grand public”…”

      Succès amplement mérité. 🙂

  2. A votre avis (et cela est purement théorique) pensez-vous que le japon finira par adapter ses œuvres pour plaire aux marchés étranger a l’avenir a force que le chiffre d’affaire baisse en interne au japon et qu’il semblerait qu’ils investissent de plus en plus pour l’étranger ce qui rapportent pas mal de profit.
    Personnellement ça me fait vraiment peur de ce que ça peut devenir (bon on parle quand même de chose qui peuvent arriver dans plus de 15 ans).

    1. Les animes/manga marchent bien partout dans le monde et pourtant ils ne sont pas là je pense pour “plaire” aux étrangers …
      Après qu’est ce que tu entends par plaire ? Les messages sont un peu “universel” dans leur ensemble…

      1. hmmm… pourquoi dire plaire au étranger? on les regarde parcequ’on aime ce qu’il son de base si il change la formule pour l’occident sa risque de ne plus être ce que l’on aime non?

        et puis bon déjà quand tu vois le succès des animes/manga en france et qu’en parallèle tu vois la pauvreté des licenciement niveau manga/ln… je vois pas pourquoi il devrait changé de direction pour le marché étranger

        après on va ce retrouver avec un genre de black/women washing permanent ce qui ne va pas amélioré la chose mais la rendre plus ridicule (avis perso)

    2. C’est déjà le cas et depuis un bon moment.

      On voit arriver de plus en plus de séries, destinés aux marchés occidentales, parfois même des commandes directes de l’occident (Amazon, Netflix etc…).

      Et c’est tant mieux j’ai envie de dire. Si le marché de la japanime était encore aussi nombriliste qu’il y a 10 ans, je suis pas sûr qu’on aurait vu arriver des anime comme Banana Fish ou prochainement Vinland Saga, dont le fantasme d’une adaptation a longtemps été une arlésienne.

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