[Critique] Tatakau Shisho – The Book of Bantorra | Adala News

[Critique] Tatakau Shisho – The Book of Bantorra

La fin d’année 2009 a vu naitre une série palpitante à travers le doux nom de Tatakau Shisho (les libraires combattants), sous titré The Book Of Bantorra.

L’œuvre doit sa création à son auteur qu’est Yamagata Ishio. En mars 2008, une première adaptation en manga voit le jour dans le magazine Ultra Jump Egg puis une adaptation en série animée par le Studio David en 2009, qui sont des anciens membres du studio Gonzo.

HISTOIRE : 15/20

L’univers de Tatakau Shisho est si riche et vaste qu’il serait difficile de la résumer en quelques lignes.

Nous suivons la Fondation Bantorra qui est le symbole des mémoires dans un monde où des Livres d’âmes permettent à quiconque de les toucher de ses propres mains, d’y voir toute la vie de la personne décédée.

Entre héroic-fantasy et époque post-industrielle, la Fondation Bantorra a pour mission de récupérer et de préserver les Livres d’Âmes afin que certaines connaissances restent enfouis et ne tombent entre de mauvaises mains.

A la tête de cet établissement, Hamyuttsu Meseta, redoutable guerrière invincible et craint par tous ses ennemis. A ses ordres, une organisation de « guerriers saints » s’occupent de rechercher ou/et punir ceux qui utilisent les Livres d’Âmes.

Cependant, ce lieu regroupant autant de connaissance va attiser la soif de pouvoir de certaines personnes aux pouvoirs surnaturels afin d’éliminerHamyuttsu Meseta qui demeure invaincu et dont personne n’arrive à trouver son point faible.

Ainsi, se dresse face à la Fondation, « l’Église », organisation secrète utilisant les pires moyens imaginables pour acquérir les pouvoirs que recèlent les Livres. Une véritable guerre clandestine débute, qui au fil des épisodes nous montre que l’ennemi n’est pas toujours celui qu’on croit.

C’est dans ce contexte que Tatakau Shisho nous transporte dans des histoires tantôt excitantes, tantôt bouleversantes. L’histoire principale est renforcée par la grande diversité de personnages secondaires qui sont mis en avant et dont nous suivons leur triste sort. Du coup, les épisodes sont rarement joyeux et nous dévoilent une nouvelle manière de mise en scène qui n’est pas sans rappeler les épisodes de l’anime, Jigoku Shôjo.

DESIGN :  13.5/20

Graphiquement, la série a quelques faiblesses qui méritent d’être énumérées. Bien que le chara design des personnages est très réussi voir très beau, l’ensemble n’est pas du tout équilibré.

Cependant, les mordus de Bishôjo comme de Bishônen y trouveront satisfaction puisque la plupart des épisodes proposent des personnages travaillés un minimum pour le plaisir des yeux. Néanmoins, certains plans sont trop bancals pour ne pas le mentionner.

RÉALISATION : 12/20

Si au niveau du scénario comme de son design on peut être satisfait, la réalisation quant à elle n’est pas du tout excepté de tous défauts. Le déséquilibre dont nous mentionnons plus haut pour le design se retrouve également dans la réalisation des scènes de combats comme lors de simples scènes de discussions.

Certes, tous les épisodes ne souffrent pas de ce manque cruel d’animation car certains épisodes nous plongeront véritablement dans une qualité graphique et technique qu’on retrouvent chez les grands studios, mais nous sommes forcés de constater que les plans fixes mis bout à bout nuisent à l’ensemble de l’épisode accentués par une mise en scène trop rigide qui rappelle aisément les défauts des shônen.

MUSIQUES : 12/20

Le studio David a eu la bonne idée de diversifier un maximum les musiques présentes dans les épisodes et par la même occasion de nous proposer trois opening et trois ending différents sur les 26 épisodes que compte la série.

D’ailleurs dans ces opening, on y retrouve quelques célébrités comme Ali Project souvent sollicitée pour les génériques d’animées. Donc c’est avec plaisir que les épisodes passent et ne se ressemblent pas musicalement. Mais très peu retiendront notre attention malheureusement.

On aurait plutôt apprécié retrouver quelques musiques du groupe Kalafina qui aurait parfaitement collé avec l’ambiance de l’anime. Ensuite, pour ce qui est de la composition musicale de la série, certaines musiques sont enivrantes voir addictives notamment celles durant les scènes haletantes mais sinon assez faibles dans l’ensemble (qui est le plus grand défaut des séries actuelles en général).

INTÉRÊT GLOBAL : 15/20

L’anime Tatakau Shisho The Book of Bantorra arrive à allier les qualités des shônen à travers ses combats dynamiques et explosifs tout au long des épisodes et ceux des seinen à travers des personnages principaux comme secondaires très aboutis psychologiquement.

Si pas mal de séries laissent un goût amer ou tombent rapidement dans le déjà vu, Tatakau Shisho maintient sans problème son intérêt du début jusqu’à la fin.

Très peu d’épisodes inutiles (à peine cinq notés par l’équipe) qui permet donc de garder un dynamisme dans l’histoire à travers des flash back, apportant leur lots de révélations sur de nombreux personnages.

L’héroïne de l’histoire qui est une combattante assoiffée de sang et qui recherche une personne capable de la tuer pour enfin reposer en paix, apporte un vent de fraicheur dans les héros habituels de séries animées qui  n’ont pour présence d’habitude, que de jouer les justiciers.

Les histoires qui parsèment chaque épisode sont bourrées de messages implicites sur des thèmes profonds comme la mort, la vie, l’amitié, la trahison etc, amenant le spectateur dans un tourbillon d’incertitudes et de doutes omniprésents sur la fin des évènements.

STAFF ANIMATION :

Promotion Vidéo :

Auteur : Ishio Yamagata
Studio :
 David Production (Dogs: Bullets & Carnage, Level E, Inu x Boku SS)
Réalisateur : Toshiya Shinohara (Black Butler S1, Inuyasha films)
Scénariste : Mari Okada (Black Rock Shooter TV, Aquarion Evol, Otome Youkai Zakuro)
Original Character Design : Shigeki Maeshima
Character Design: Masaki Yamada (Deadman Wonderland, Tiger & Bunny)
Responsable animation : Masaki Yamada & Tomoaki Kado
Directeur artistique : Shigemi Ikeda (Afro Samurai, Basilisk, saga Mobile Suit Gundam Seed)

 

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