Le mécanisme derrière les causes de la dépression, résolu par les chercheurs ?

C’est par le biais de la chaine NHK que nous apprenons que des chercheurs japonais ont trouvé les mécanismes de la dépression chez l’homme !

NHK anti-depression news*Dépression = Trouble de l’humeur (état de perte de motivation ou d’élan vital chez un individu, perte d’espoir, d’envie, d’estime de soi. Ou encore état de fatigue, tristesse, pensées négatives)

L’équipe de chercheurs est composée de grands Professeurs de l’université Meijo (Nabeshima), de l’université de Nagoya et d’autres membres influents dans le domaine.

L’essai a été effectué sur 3 semaines auprès de souris ayant atteint leur stade de développement sexuel, ou la puberté, si l’on compare à l’échelle humaine :

  • Un groupe de souris a été élevé de manière à induire une tendance naturelle à la dépression (par isolement, carence nutritionnelle etc…)
  • Un groupe de souris a été élevé en groupe sain afin de se socialiser

SourisObservations :

  • Les souris élevées en groupe montrent une forte connexion neurologique et aucun signe de dépression
  • Les souris élevées en isolement montrent des signes évidents d’une baisse drastique de fonctions cognitives, et une forte diminution de l’activité cérébrale générale

Les fonctions cognitives (=fonctions intellectuelles) sont :

  1. Les fonctions réceptives permettant l’acquisition, le traitement, la classification et l’intégration de l’information
  2. La mémoire et l’apprentissage permettant le stockage et le rappel de l’information
  3. La pensée ou le raisonnement concernant l’organisation et la réorganisation mentales de l’information
  4. Les fonctions expressives permettant la communication ou l’action

Analyse :

  • Les souris en déprime montrent un taux de dopamine (hormone chimique qui stimuler le cerveau et améliore sa réactivité) extrêmement bas par rapport aux souris socialisées. = équivalent à l’état de stress

Etude :

L’échantillon de souris en isolement a été placé dans un environnement de groupe. Cependant aucun signe d’amélioration de leur état ou de dégradation n’a été noté.

Solution adoptée :

En supprimant la sécrétion de l’hormone en excès provoquée par le stress, il était possible de supprimer les symptômes liées à la dépression.

Ce qu’il faut retenir :

  • Le stress a une influence directe sur les gènes qui régulent l’activité du cerveau
  • Le stress entrave la connexion de l’information = baisse des fonctions intellectuelles
  • La dopamine est un puissant neurotransmetteur naturel capable de combattre toute entrave à la fonction cognitive chez l’homme
  • La dopamine est aussi un neuromédiateur naturel du plaisir et de la récompense que le cerveau libère lors d’une expérience qu’il juge bénéfique.

A l’heure actuelle, les antidépresseurs sont prescrits pour soulager les symptômes de la dépression, en particulier la tristesse et le ralentissement moteur qui caractérisent cette maladie. En somme, les antidépresseurs corrigent temporairement les troubles émotionnels.

A la différence de cette découverte qui permettra la création de médicaments efficaces pour guérir de la dépression.

Professeur NagoyaLe Professeur en chef admet avec enthousiasme :

“A partir de ces résultats, nous comprenons maintenant ce qui déclenche la dépression. J’ai grand espoir que cette découverte aidera à l’élaboration d’un nouvel ensemble de médicaments efficaces pour le traitement des symptômes de la dépression.”

source : NHK

31 Commentaires

  • noir_ecaille
    25 janvier 2013 - 19 h 31 min | Permalien

    Concernant les modèles murins (= souris), éthiquement parlant c’est moins dangereux que tester des volontaires et groupes témoins. Techniquement c’est plus facile de rassembler et tester cent souris que cents volontaires. Par ailleurs quand il s’agit d’induire des dispositions ou prédispositions particulières préalables aux tests, il n’est pas sûr qu’il soit éthiquement acceptable d’altérer les “volontaires” à leur insu, ou encore de créer comme présentement des conditions d’enfance/élevage traumatisantes, dont le coût humain pèserait sur le système social bien plus que des souris à courte durée de vie, et créées de bout en bout pour l’usage qui leur est dévolu. Ces modèles animaux donc servent à :
    – valider ou infirmer des hypothèses,
    – valider des mises sur le marché de médicaments en cours d’évaluation,
    – diminuer les possibilités de biais d’analyse — notamment grâce à la production de lignées (de souris) ultra-contrôlées et génétiquement modifiées ou sélectionnées pour éliminer ou favoriser un ou plusieurs facteurs choisis.

    Concernant les drogues, On peut les assimiler à du poison. Selon le principe de Paracelse : “le poison est moins dans la substance que dans la dose”. Ces doses létale et mortelles varient d’uns substance à l’autre mais tout sont concernées, du mercure à l’oxygène, en passent par le glucose, les hormones, le fer, les vitamines, les graisses, les protéines… Et même l’eau, laquelle peut provoquer une décompensation mortelle dont certains bizuts ont fait les frais parfois fatals. Mais il est vrai que certaines substances deviennent poisons à des doses tellement faibles qu’il vaut mieux en faire des pis-allers voire s’en passer.

    Concernant le problème sémantique addiction/dépendance. La relation de dépendance n’implique pas automatiquement un aspect néfaste. Homo sapiens est une espèce dépendante de l’oxygène, contrairement à certaines bactéries et même certains organismes zooplanctoniques. Est-ce néfaste ? Je n’en ai pas personnellement l’impression dans mon quotidien. Les personnes âgées ou atteintes de déficiences diverses sont souvent dépendantes d’un palliatifs (lunettes, médicaments, etc). Est-ce mauvais ? Non, car cela leur octroie un confort de vie voire une espérance de vie qu’ils n’auraient pas sinon. Par contre, là où il y a ADDICTION (= induit des altérations néfastes de la qualité de vie en plus d’une dépendance), il y a en effet danger. Ce peut être des drogues, des jeux, un comportement ou une substance… dont les bénéfices seront toujours inférieurs aux dommages associés.

    Retour sur l’expérience supra. Il existe des environnements favorisant l’état dépressif, que ce soit une crise ou un état chronique. Il existe aussi des maladies génétiques mais je doute que le propos du test soit justement ces maladies, causes autrement mieux cernées des états dépressifs et mieux soignés en conséquence. Restent donc les dépressions non liées à une anomalie génétique irréversible. Ce que l’expérience constate :
    – l’expression génétique est induite par l’environnement, et certaines inductions anciennes (enfance) peuvent perdurer toute la vie.
    – il est possible de contrer ces inductions anciennes par un traitement à la dopamine (dont l’expression normale a été perturbée à cause d’une induction ancienne).
    – cette expérience confirme une fois de plus (comme d’autres avant elle) que l’apprentissage DOIT inclure des récompenses et induire un certain plaisir au fil du temps afin de consolider les connexions nerveuses mobilisées, ainsi pérenniser les acquis, et accroître/préserver les capacités d’adaptation.
    – on sait maintenant qu’il faudra axer la recherche de médicaments sur un dé-bridage de l’expression de certains gènes au sein des neurones, afin de retrouver un taux de dopamine stimulant un fonctionnement cérébral non-dépressif, permettant à l’individu de retrouver la pleine santé y compris psychique.

  • Lenalee
    21 janvier 2013 - 9 h 10 min | Permalien

    Normal pour les souris, elles ont 99% de similitude avec notre code génétique 🙂 (ou 95% je ne sais plus …)

    • eriole
      21 janvier 2013 - 13 h 08 min | Permalien

      100% dans ton cas 😉
      Salut et à ce soir !

  • oreda
    20 janvier 2013 - 22 h 38 min | Permalien

    je vois pas du tout ce qu’il y a de nouveaux, on sais déjà tout ca depuis un bail, soit il ne donnent pas les informations vitales soit il y a un soucis.

  • Wave
    20 janvier 2013 - 21 h 45 min | Permalien

    Le stress étant étroitement lié à la peur, si on le supprime, que pourra faire cette personne soulagée de ces peurs ?…

  • Blitz
    20 janvier 2013 - 19 h 58 min | Permalien

    Donc nous sommes des souris en gros.

    Non sérieusement j’ai beaucoup été déprimé dans ma vie mais ce n’est pas ça qui m’a fait m’arrêter de réfléchir. C’est plutôt le contraire. Supprimer le stress ne règlera pas les problèmes qui le cause, à savoir le manque de confiance en soi et diverses circonstances difficiles (travail, amour, famille). Il faut passer par cet état de stress pour comprendre l’urgence de le supprimer. Si on le supprime il faudra se bourrer de médicament toute sa vie car on sera toujours vulnérable au stress.

  • dr pepper
    20 janvier 2013 - 18 h 43 min | Permalien

    c’est pas le médoc qui est une drogue dite dure mais son excès de consommation. donc le prob ne vient pas du médoc mais de la personne qui décide de surconsommer. faut arrêter de vous prendre pour des spécialistes en médecine mdr

    • 20 janvier 2013 - 18 h 52 min | Permalien

      le même argument est valable pour les drogues

      • Ichigo-Roku
        20 janvier 2013 - 18 h 58 min | Permalien

        La majorité des drogues même à petite quantité sont nocives.

        • oreda
          20 janvier 2013 - 22 h 45 min | Permalien

          oui là j’avoue, Dtd , ne mélange pas le chocolat et la marijuana….. les effets de dépendance et les effets néfastes sur la santé que provoque les drogues “illégals” (qui ne sont pas illégal pour rien au passage) ne sont même pas comparable, même pas un petit peu, renseigne toi tu te rendra compte des super dégât que ces saletés provoquent sur le corps (souvent le cerveaux premier visé) n’ont rien avoir avec ce que des drogue de base font (bon évidemment trop de dopamine vous tuerais, mais en dose moyenne rien de nocif)

          Bref, je suis pas du tout un spécialiste, même si je me suis déjà penché sur de long article la dessus, mais ta remarque n’est pas du tout bonne a prendre en compte Dtd, elle est même dangereuse….

          • sojiro88
            21 janvier 2013 - 4 h 21 min | Permalien

            Mouais… en terme de destruction et d’addiction, l’alcool est quasi aussi puissant que l’héroine, et pourtant c’est en vente libre en supermarché, ce n’est donc qu’une question de point de vue de la société ou de lobbying.

            Rappelons également que l’alcool est une des seule drogues don t on peut mourir par manque(deliriums tremens).

            • Ichigo-Roku
              21 janvier 2013 - 6 h 53 min | Permalien

              Vivre comme un légume ou mourir par manque c’est du pareil au même.

            • 21 janvier 2013 - 13 h 38 min | Permalien

              je suis plutôt d’accord c’est juste une question de point de vue. le plus dangereux dans les drogues c’est pas la drogue en elle même mais toutes les saloperies que les dealers utilisent pour la coupé. après il y a des drogues qui ne faut surtout pas toucher même pour essayer comme la drogue du crocodile 3 ans d’espérance de vie après la première piqure .

            • oreda
              21 janvier 2013 - 22 h 18 min | Permalien

              je n’ai jamais exclu l’alcool de mes propos, tout comme j’incluais la cigarette, même si la partie sur la légalité était embigue, la seul différence entre les fumette a la plante et la cigarette/alcool c’est que l’état se fait tellement d’argent avec qu’il la garde en circulation(même si les “joins” sont tout de même plus dévastateur sur le système nerveux).

  • 20 janvier 2013 - 18 h 26 min | Permalien

    Je pense que ça ne vous sert à rien d’essayer de dire des choses contre leurs recherches, pour être chercheur et en arriver à de telles réponses, vous pensez vraiment qu’ils n’ont pas pensé à tout ce que vous venez de dire ?

    • Adamand
      20 janvier 2013 - 19 h 00 min | Permalien

      ils s’en foutent du moment qu’ils brevettent leur rechercher pour gagner des royalties…

  • dr pepper
    20 janvier 2013 - 17 h 29 min | Permalien

    vous confondez drogues et médocs lol comme si quand vous preniez des antibiotiques vous deveniez accro 😀

    • garyu
      20 janvier 2013 - 18 h 18 min | Permalien

      comme si certain médicament ne devenais pas des drogue pour certain … faut pas tous mélanger car si non je revendique le fait que le chocolat est une drogue

    • Ichigo-Roku
      20 janvier 2013 - 19 h 00 min | Permalien

      Pas mal de drogues sont dérivés de “médocs”.

      • sojiro88
        20 janvier 2013 - 21 h 37 min | Permalien

        le contraire est valable également voir meme plus.
        opium(pavot)->morphine et plein d’autres

        les drogues(plantes) ont été les premiers médicaments de l’humanité, ce n’est que récemment que la tendance au contraire s’est faite.
        La facilité a se procurer des médicaments par rapport aux drogues en est surement la cause.

        la seule différence entre certain médocs et drogues est juste leur utilisation (médical et courte pour l’un, récréative et prolongé pour l’autre).

        Apres drogue ou pas ce n’est pas bien important, plein de maladie nécessite un traitement a vie qui peuvent des alors être considéré comme une drogue.
        (substance qui altère l’état normal de la personne afin de modifier ses fonctions physiologiques ou psychiques)

  • Naly
    20 janvier 2013 - 17 h 11 min | Permalien

    Sa va pas les rendre accro au médoc après ? ^^’

  • miniwa
    20 janvier 2013 - 13 h 21 min | Permalien

    Et bien bravo ! J’espère que ça pourra être utile à l’avenir, sinon j’en profite pour dire que pauvres rongeurs ils sont toujours soumis à des expériences loufoques…

  • Apocalypse
    20 janvier 2013 - 11 h 47 min | Permalien

    oui mais, et ce que supprimer la dépression chez un individus ne vas pas le rendre plus réceptif a une prochaine dépression étant donnée qu’il n’aura rien fait pour s’en “libérer” la 1er fois?

    • crespobk
      20 janvier 2013 - 13 h 47 min | Permalien

      intéressant ce que tu viens de dire , c’est un sujet a débattre c’est sur même si il pourrai changer beaucoup de chose .
      mais j’ai une remarque à faire : ce principe n’est pas si révolutionnaire , c’est le même principe qu’on trouve dans les drogues ! la plupart des drogue augmente le taux de dopamine et effectivement quand on arrête d’en prendre et que le niveau de dopamine chute , ça crée l’effet d’addiction , ça pourrai être la même chose pour ces medoc qu’ils vont créer non ?
      et enfin, rien de mieux pour augmenter le niveau de dopamine qu’une bonne partie de jambe en l’air , ou comment combattre la dépression d’une façon bio :p

      • Apocalypse
        20 janvier 2013 - 16 h 30 min | Permalien

        Effectivement, ca risque de finir en drogue ce qui est bien dommage je pence…
        Donc la question reviendrai a : Doit-on ou non crée des médicaments qui suppriment la dépression ?

        • Nelson
          20 janvier 2013 - 21 h 27 min | Permalien

          Cette remarque a été évoquée dans l’anime Psycho-Pass (Production I.G.) où grâce au système Sybil, les gens ne ressentaient même plus de stress : conséquence de quoi, un “vide” se construisait petit à petit.

          Le terme exact employé dans l’anime n’est peut-être pas vide, à vérifier parmi les premiers épisodes.

  • 20 janvier 2013 - 11 h 21 min | Permalien

    ils ont découverts qu’un isolement forcer conduisait à la dépression wahou -_-

    • Adamand
      20 janvier 2013 - 12 h 51 min | Permalien

      De plus, certaine personne apprécie la solitude, donc l’isolement n’est pas forcement un facteur de dépression.

  • Exerion
    20 janvier 2013 - 11 h 16 min | Permalien

    Intéressant, il est évident que le stress a toujours joué un rôle important et généralement négatif dans notre vie, mais reste à voir si la dopamine est une solution sans effet secondaire ^_^.

  • sofia
    20 janvier 2013 - 11 h 05 min | Permalien

    c’est vraiment un grand pas
    félicitation !
    espérons que cela porte ses fruits

  • Adamand
    20 janvier 2013 - 10 h 38 min | Permalien

    Avant de devoir fabriquer des médicaments contre la dépression, il faudrait peut-être voir pourquoi certaine personne personne sont dépressif…

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