Un mangaka japonais critique intelligemment les mesures des éditeurs contre le piratage

C’est lors d’un échange avec le webjournal The Huffington Post Japan que le mangaka Takashi Yoshida (Yareta kamo Iinkai) a expliqué les raisons pour lesquelles les mesures des éditeurs contre le piratage des séries sont inefficaces !

En 2017, les ventes de manga papiers ont diminué d’environ 12% au Japon par rapport à l’année 2016.

Alors que certains éditeurs et professionnels du milieu pointent du doigt les sites illégaux de partages, d’autres pensent que cela ne répond pas à des questions clés liées aux ventes de manga.

Takashi Yoshida croit que les éditeurs de manga et les sites de partages sont coincés dans une boucle sans fin de comportement répétitif parce que les éditeurs ne parviennent pas à avoir une réponse proactive.

Takashi Yoshida avoue qu’avant d’essayer d’éradiquer le piratage, il y a déjà des choses à changer du côté des éditeurs.

Les éditeurs ne devraient pas chercher à fermer les sites pirates mais en tant qu’entreprises, ils devraient s’adapter à cette concurrence pour développer des choses et gagner.

L’auteur est convaincu que prendre des mesures légales et fermer les sites de scan est complètement inutile et contre-productif. (de nouveaux apparaissent systématiquement) 

Par nature, les gens ont un attrait pour la commodité, c’est pourquoi, attaquer les distributeurs illégaux de contenus qui offrent un accès facile et gratuit aux manga est inefficace.

Bien que la reproduction et la distribution de matériel écrit sans autorisation est illégale au Japon, seule la lecture de manga piraté n’est généralement pas considérée comme illégale.

Le mangaka explique :

“Les sites de piratage sont illégaux mais je pense que les réactions actuelles des éditeurs et des membres de l’industrie de l’édition face à cela sont les pires”.

Il souhaite que les membres de l’industrie évaluent si le problème des livres qui ne se vendent pas provient vraiment du piratage ou s’il y a d’autres facteurs qui sont de l’éditeur lui-même et de sa façon d’exploiter le manga aujourd’hui (par rapport aux comportements de la nouvelle génération qui est très connectée sur internet).

Takashi Yoshida rappelle que les versions piratées de manga existent depuis de nombreuses années, et bien que de grands sites illégaux aient été contrecarrées, les ventes physiques de manga ont continué de diminuer depuis 2005.

L’auteur croit fermement qu’il y a beaucoup de problèmes avec la façon dont les éditeurs produisent et vendent actuellement le manga.

Il constate que l’industrie ne répond pas aux préoccupations des consommateurs au sujet des prix et de la disponibilité, et les éditeurs persistent à utiliser des méthodes de vente désuètes depuis 20 ans.

Il serait plus judicieux pour les éditeurs de combler le fossé qui les sépare des lecteurs d’aujourd’hui et trouver de nouvelles façons de les relier aux créateurs et aux éditeurs.

Par exemple, Takashi Yoshida précise qu’il contrôle lui-même les droits d’auteur de sa série Yareta kamo Iinkai bien que l’éditeur Futabasha publie son manga (papier et numérique) et s’occupe des projets crossmédia (drama, promotions, etc).

D’ailleurs grâce à la collaboration avec l’éditeur, une adaptation en drama Yareta kamo Iinkai a débuté en Janvier 2018 sur la plateforme de streaming AbemaTV, au Japon.

Publicité Vidéo (drama) :

Takashi Yoshida pense que les mesures des éditeurs pour punir les sites illégaux et ceux qui les consomment n’est pas la bonne solution car dans les deux cas, ce sont des fans de manga et que c’est le cœur de cible des éditeurs.

Par conséquent, les efforts actuels des éditeurs pour chasser les sites de scans attaquent par inadvertance les personnes qu’ils devraient essayer de servir.

Car si un éditeur banni une partie des fans de manga qui consomment illégalement des séries tout en ne parvenant pas à attirer le grand public (la population) pour compenser alors ça ne fera qu’aggraver l’industrie du manga.

Takashi Yoshida pense que les sitesweb qui permettent légalement aux fans de lire une variété de manga via un abonnement fixe (et abordable) pourrait fournir une première réponse.

De tels sites existent déjà mais le mangaka estime que le choix des titres offerts sur ces sites légaux demeure trop limité pour le moment pour justifier l’acte d’inscription des fans. Il est donc indispensable que les prix d’accès aux manga numériques diminuent pour répondre aux attentes des consommateurs.

De plus, Takashi Yoshida suggère aux éditeurs d’enlever les blisters qui couvrent les mangas et qui empêchent aux gens de les lire dans les magasins ou ne serait-ce que de les feuilleter.

Cela pourrait aider à ramener des gens dans des magasins physiques.

Le marché étant saturé, Takashi Yoshida pensent que les éditeurs doivent être plus sélectifs dorénavant quant aux œuvres qu’ils choisissent de publier afin de réduire le nombre de publications. (et éviter de perdre leur lectorat dans des montagnes de nouveaux titres qui ne sont pas tous de la même qualité)

Malgré les idées d’amélioration du mangaka, il reste sceptique quant aux futures mesures des éditeurs.

Takashi Yoshida précise :

“Il n’y a rien de nouveau dans ce que je dis, et plusieurs personnes l’ont dit dans le passé. Néanmoins, les éditeurs n’ont pas changé leur façon de faire.”

Takashi Yoshida estime qu’il n’a pas la légitimité de commenter les problèmes de l’édition dans l’industrie du manga parce qu’il ne fait pas vraiment partie d’une maison d’édition. Même si ses opinions méritent d’être prises en considération, il doute que les éditeurs prennent ses recommandations au sérieux (et c’est bien dommage).

sources : huffington post japan, animenewsnetwork

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42 Commentaires

  • Ayakashin
    16 février 2018 - 20 h 47 min | Permalien

    Article très intéressant et plein de vérité.

  • otakusan
    15 février 2018 - 17 h 32 min | Permalien

    c est grâce a ses sites “illegaux” que je me suis mis a acheter des manga

  • Madoka
    14 février 2018 - 23 h 35 min | Permalien

    Je ne suis pas d’accord avec ce rapport sur plusieurs points :
    Premièrement l’industrie du manga n’est pas en décroissance. D’après le rapport de l’association des maisons de publications japonaises AJPEA, le marché des mangas papiers à certes baissé de 12% mais il a été compensé par une montée des ventes numériques de 30%. Il en résulte que l’année 2017 est un reccord en terme de ventes en yen (en comptant uniquement les mangas vendus au japon).

    Deuxièmement, la lutte contre le piratage n’est pas inutile. Laisser prospérer les sites pirates seraient au contraire accepter leur légitimité. Surtout que le gouvernement japonais se donne les moyens de lutter contre le piratage notamment en Chine où le taux de sites fermés sur demande des japonais serait de 100%.

    Enfin, ce n’est pas dans l’avantage des fans de mangas de participer au déclin de l’industrie. Du coup, je pense que les fans payent les mangas qu’ils lisent par respect des auteurs et ne sont pas affectés par la fermeture des sites pirates.

    • mat
      15 février 2018 - 0 h 15 min | Permalien

      (désolé pour la réponse un peu longue, c’est juste pour essayer de c’omprendre)

      “la lutte c’ontre le piratage n’est pas inutile” : il y a plusieurs façon de lutter c’ontre le piratage. Ici, il n’est pas question de l’utilité de la chose (au c’ontraire, l’article m’a paru assez clair sur ce point), il est question de l’inefficacité des mesures de lutte actuelles qui c’onsistent encore et toujours à traquer et fermer des sites, et ne rien faire d’autre, ce qui entraîne la réouverture des-dits sites, là où il faudrait mettre en place une plateforme légale et très étendue pour un prix accessible (le principe Netflix, Spotify, etc.).

      Dis toi que avec des sites de partage illégal ou non, certains n’ont de toute façon pas les moyens de se payer des manga aux prix actuels (bah oui, faut bien manger, certains ont un budget très limité, et au japon, le coût de la vie…), donc qu’ils se privent d’en acheter ou alors qu’ils en c’onsultent en ligne, ça ne fait pas de différence niveau vente, sauf du point de vue d’un éditeur qui c’onsidérera toujours qu’il s’agit d’un manque à gagner, alors qu’en fermant le site, la personne n’ayant pas les moyens arrêtera de lire des manga et n’aura probablement plus l’envie d’en acheter plus tard dans sa vie, une fois qu’il en aura les moyens.

      Et c’omme tu l’as noté justement, les fans supporteront les oeuvres qu’ils estiment, donc il y aura toujours des ventes (plutôt bonnes selon tes recherches, selon le début de ton message).

      Donc en gros, je ne pense pas trop ton “je ne suis pas d’accord”, puisque l’article ne semble pas tellement te c’ontredire. Certes, ça ne parle de perte que sur le secteur du manga papier (et tu as raison, il faut mentionner le dématérialisé), mais sinon, ton réaction face à l’article me laisse perplexe.

      • mat
        15 février 2018 - 0 h 16 min | Permalien

        ta* réaction
        (il est tard, désolé :p )

      • Madoka
        15 février 2018 - 10 h 31 min | Permalien

        Je n’ai pas dit que je n’étais pas d’accord avec la totalité de l’article, seulement certains points.
        1) Il me semble important de parler des ventes numériques, sinon une personne non informée aura l’impression que l’industrie est en train de s’effondrer.
        2) Je ne suis pas d’accord avec cette partie : “L’auteur est convaincu que prendre des mesures légales et fermer les sites de scan est complètement inutile et contre-productif.” Premièrement (contrairement à ce que peut sous-entendre l’auteur) fermer des sites n’est pas la seule mesure anti-piratage et n’est utilisée qu’en dernier recours. Le déréférencement des sites de recherche ou la sensibilisation du public sont plus courants. De plus, pourquoi s’abonner à un service si tu peux avoir le même gratuit à côté, les éditeurs ne peuvent pas concurrencer de tels sites.
        3) C’est un avis personnel mais je ne pense pas que le fait d’avoir accès gratuitement à des mangas t’encourage à en acheter au contraire. Je prends l’exemple de mon cousin, il lit beaucoup de shonens mais il n’en n’a jamais acheté, il a vu les séries Netflix mais n’a jamais été abonné… Et ce n’est pas par manque d’argent mais parce qu’il a toujours fait comme ça et que rien ne l’encourage à changer.
        Je vais m’arrêter là pour l’instant même si j’aurais encore beaucoup d’autres choses à dire ^^

        • mat
          15 février 2018 - 16 h 06 min | Permalien

          Quand j’ai dis que je ne comprenais pas ton “je ne suis pas d’accord”, ça c’oncernait bien sûr seulement les points que tu cites et non la totalité l’article, je n’ai juste pas jugé utile de le préciser, mais il faut croire que ce n’était pas trivial pour toi. Mais bon, passons 😉 .

          Le fait que fermer des sites par divers moyens, ne rien faire d’autre, voir ces sites réapparaître en masse et recommencer la boucle, sachant que les effets sur les ventes ne s’en ressentent pas significativement, c’est par là que je pense que la qualification d'”inutile” et de “c’ontre-productif” vient.

          Il y a effectivement la technique du déréférencement (qui n’est manifestement pas efficace, les sites de torrent le prouvent depuis des années).

          La sensibilisation (celle faite par les ayant-droits, j’entends) qui c’onsiste encore trop souvent en une comparaison entre partager des fichiers numériques duplicable à l’infini et du vol de produits physiques, c’onsiste plus à faire de l’intimidation et de faire peser le sort de l’industrie sur ce genre de comportement. Et le reproche qui leur ait fait est de n’avoir pas vraiment changé le leur, de comportement.

          Alors que mettre l’accent sur le fait de supporter les auteurs, on peut le lire sur de nombreux sites de scans (des sites qui, souvent, retirent d’eux mêmes les scans une fois que ceux-ci sortent en tankoubon pour pousser les lecteurs à soutenir l’industrie). Je te l’accorde par avance, tous les sites ne sont pas aussi “droits”, mais on n’imagine mal des éditeurs se donner la peine de les distinguer face à des sites mettant à disposition des collections complètes.

          Sans surprise, il y en aura toujours pour profiter du gratuit, juste parce que c’est gratuit, et ça c’est plus une question de morale et d’éducation, comme pour ton cousin, je suppose (après je ne c’onnais pas son age, mais s’il est très shounen, comme tu dis, il est probablement encore assez jeune).

          Mais pour beaucoup (une proportion selon moi plus grande que la catégorie dans laquelle se trouve ton cousin), c’est le moyen de découvrir un art que l’on pourra supporter financièrement à l’avenir si l’on veut le faire durer. Une plateforme légale qui comprend ce genre de principe, c’est le genre de plateforme qui, par exemple, met en ligne en accès libre le début d’une oeuvre, pour se faire une idée, et en accès payant la suite, pas une qui met son argent presque exclusivement dans la lutte pour fermer des sites et qui n’a plus d’argent à mettre pour développer sa plateforme. Il n’y qu’à c’onstater l’essor, par exemple, des ADN, Crunchyroll ou encore Wakanim pour le secteur de l’animation côté occidental.

        • Madoka
          16 février 2018 - 0 h 05 min | Permalien

          “Mais pour beaucoup (une proportion selon moi plus grande que la catégorie dans laquelle se trouve ton cousin), c’est le moyen de découvrir un art que l’on pourra supporter financièrement à l’avenir si l’on veut le faire durer.”
          Attention, de mon point de vue il y a plus de monde qui préfèrent profiter gratuitement des mangas que de payer, surtout si il suffit de taper le nom de la série sur google pour l’avoir tout de suite. Je le constate fréquement dans mon entourage mais si tu fais une analogie avec Crunchyroll (pour les animes), le site compte 20 millions de comptes actifs pour seulement 1 million d’abonnés, autrement dit seulement 5% des utilisateurs sont prêts à payer (sans compter ceux qui ne regardent même pas sur Crunchyroll).
          Je concède toutefois que les sites diffusant du fansub (dont faisait parti Crunchyroll) ont permis de faire découvrir les animes dans de nombreux pays, notamment aux Etats-Unis où les producteurs et diffuseurs américains ne laissent pas les oeuvres étrangères s’implanter facilement. Mais cela n’a rien à voir avec la situation au japon où les japonais sont familliers des mangas.

          “ton cousin, je suppose (après je ne c’onnais pas son age, mais s’il est très shounen, comme tu dis, il est probablement encore assez jeune).”
          Quel pré-jugé 😉 Mon cousin à 28 ans et j’ai plusieurs collègues dans les 30 ans qui se font leur épisode de DBZ super toutes les semaines.

          • mat
            16 février 2018 - 1 h 33 min | Permalien

            Tu me lis un apparemment un peu trop rapidement, tu me balance un “Quel pré-jugé” alors que j’ai bien précisé “probablement” quand j’ai dis “assez jeune”. De plus, c’est bien la définition du shonen que de viser les publics jeunes, donc de supposer (et non déclarer) que ton cousin est jeune n’est pas un préjugé, et enfin, chose qui me trouble un peu : depuis quand avoir 28 ans est synonyme de ne plus être jeune ?

            Je ne sais pas si tu essaies de discréditer les gens avec ce genre de réponse, alors que, personnellement, je n’essaie que d’apporter un complément à ton point de vue. Je ne sais pas, j’ai dis quelque chose qui t’as déplu ? Pourtant je ne te c’onsidère pas en mal…

            D’autant que je trouve tes réponses un peu limites (sans vouloir t’offenser), comme “surtout si il suffit de taper le nom de la série sur google pour l’avoir tout de suite”
            – bah si tu tapes “overlord saison 2” ou bien “slow start” dans google, tu tombes sur quoi ? (histoire de te prendre au mot avec des séries récentes)
            Personnellement je tombe respectivement sur ADN (1er résultat) et Wakanim (2ème résultat).

            ou ton autre réponse c’oncernant Crunchy : “le site compte 20 millions de comptes actifs pour seulement 1 million d’abonnés, autrement dit seulement 5% des utilisateurs sont prêts à payer”
            – et ces 20 millions utilisent la plateforme légale!
            – et dans les 19 millions restant, on peut sans problèmes supposer que beaucoup sont des jeunes (choisis l’age qui te plait) qui n’ont pas (encore?) le budget
            pour s’abonner. (Tout comme tu peux supposer que la majorité cherche juste à ne pas payer tout en en ayant les moyens)
            – et qu’il faut se dire aussi que ce sont des plateformes relativement récentes (2013 en France pour CR), et que recueillir 1 millions d’abonnés payants dans ce court interval de temps, ça à du sens d’appeler ça un bon essor c’onsidérant la bonne dizaine d’années de fansub qu’il y avait derrière.

          • Madoka
            17 février 2018 - 0 h 29 min | Permalien

            Je te présente mes excuses plus bas mais je voudrais revenir sur cette histoire de préjugé. Déjà je tiens à affirmer que je ne pensais à te discréditer dans ce commentaire. D’ailleurs j’avais mis un smiley clin d’oeuil pour signifier qu’il s’agissait d’une boutade et non d’un reproche plus agressif. (échec total de la stratégie smiley ;_;)
            De mon point de vue, qui est peut-être faux, tu dis que mon cousin est “probablement assez jeune” sans le connaître. Tu effectues donc un jugement sur mon cousin que tu ne connais pas. Même si ce jugement reste ouvert à une évolution future (par l’utilisation du mot probablement), il existe quand même. Juger quelquechose sans le connaître, c’est émettre un préjugé, non ?
            Je dirait que l’âge maximum où l’on peut qualifier une personne de jeune (ou assez jeune) est de 25 ans (cela ne veut pas dire que les plus de 25 ans sont vieux ^^). Mais il ne s’agit pas effectivement d’une loie établie mais d’un jugement de ma part. J’ai préjugé que ce jugement serait partagé 😉

            “Sans surprise, il y en aura toujours pour profiter du gratuit, juste parce que c’est gratuit, et ça c’est plus une question de morale et d’éducation, comme pour ton cousin”
            Là je suis totalement d’accord. Mais c’est difficile de faire changer d’avis ceux qui pensent comme ça.

          • Madoka
            17 février 2018 - 0 h 44 min | Permalien

            Avant éventuellement de parler de l’age des abonnés (un autre jour), j’aimerais revenir sur la partie « surtout si il suffit de taper le nom de la série sur google pour l’avoir tout de suite ».
            Je mes suis pliée au jeu. Je cherche donc “Overlord saison 2”. Effectivement, le premier lien est ADN. Mais si tu descends un peu, il y aussi des liens Dailymotion illégaux. En deuxième page, tu commences à trouver des sites illégaux comme papstream.net.
            Après je fais la recherche sur les moteurs qwant et “duck duck go”. ADN est toujours dans les premiers résultats mais beaucoup de sites pirates sont aussi disponibles vosanimesvostfr.com, otakufr.com, jetanime.com, seriestreamingvf.com, neko-streaming.com…
            Pour slow start je vais adapter un peu ma recherche et taper “slow start vostfr” sur google. Premier résultat, gum-gum-stream.com, deuxième voirfilms.ws et troisième wakanim.tv.

            Premier constat, le site légal ressort toujours dans le top des recherches ce qui est rassurant.
            Deuxième contat, je n’ai pas de difficultés particulières à trouver des vidéos illégales d’épisodes récents même sur Google.
            Troisième constat, Google effectue bien un déréférencement massif des sites de streamings illégaux même si des liens récents lui ont échappé.

            Pour mon interprétation :
            1) La lutte contre le piratage a permis de déréférencer beaucoup de sites de Google. Elle est donc relativement efficace et nécessaire.
            2) Malgré l’existance de plateformes légales de qualité et à faible prix. Les sites pirates continuent à pululer. Ils sont donc surement utilisés et rentables, sinon dépenser autant d’énergie à créer les sites, uploader les vidéos et maintenir les liens aurait peu de sens. L’existance de plateformes légales n’est pas suffisante pour stopper le piratage.
            Effectivement si les plateformes n’étaient pas là, si la plupart des vidéos Waka, Crunchy et ADN n’étaient pas visionnables gratuitement ou si seule la vidéo à le demande existait cela serait suremment pire.

        • Madoka
          16 février 2018 - 0 h 22 min | Permalien

          Tu parles du succès de Wakanim, ADN et Crunchyroll. Au début, ce succès n’était pas acquis, les éditeurs affirmaient qu’ils ne rentraient pas dans leur frais. Les gestionnaires d’ADN voyaient leur site comme une vitrine publicitaire pour vendre des droits TV, des dvds… Les sites de streamings ne prenaient pas de mesures contre les sites pirates par crainte de perdre leur temps et de dégrader leurs relations avec le public.
          Ce n’est qu’à partir de l’arrivée de Wakanim, qui adopte une position super agressive contre les sites pirates que le marché a pu atteindre la rentabilité. Je me souviens qu’un été Olivier Cervantes (PDG de Wakanim) avait passé les “vacances” à envoyer des centaines de lettres de menaces et avait lancé une dizaine de procédures judiciaires. A l’époque Wakanim avait une qualité vidéo déplorable et des sous-titres non relus, pourtant comme c’était le seul endroit ou tu pouvais trouver facilement en vostfr la série que tu voulais voir, les gens ont commencé à utiliser ce site. Petit à petit, grâce à le lutte anti-piratage et malgré le mécontentement des fans, Wakanim a pu devenir un acteur majeur. ADN et Crunchyroll ont ensuite suivi sa stratégie, souvent avec plus de délicatesse comme en proposant des partenariats avec les sites pirates, par exemple : vous changez les liens pirates pour des liens officiels et nous vous offrons des cartes cadeaux pour vos visisteurs.

          • mat
            16 février 2018 - 1 h 34 min | Permalien

            Je n’ai pas parlé de “succès”, mais d’essor (évite de changer les mots, ça ne te dessert pas).

            Ensuite je n’ai pas fait de jugement de valeur sur ces plateformes, et si ta curiosité se le demande, je suis du même avis que toi c’onercant Wakanim et ses début. D’où le message principal de cet article dont j’essaie de faire passer mon point de vue depuis le début -> “il faut une plateforme qui fassent au moins aussi bien que les fansubs/sites de liens/site de streaming avec catalogue massif plutôt que de se c’ontenter uniquement de répression”

            Comprend moi bien, je saisi ton point de vue, mais si tu ne cherches pas à saisir le mien (je ne te demande pas de l’accepter hein 😉 ), dis le moi, j’arrête.

            (aussi, ça fait un peu répétition mais, je sais qu’en commentaire, il est difficile de s’imaginer les humeurs des gens, donc pour dissiper les doutes que tu pourrais encore avoir, je ne te méprise pas, ni ne regrette l’échange 😉 )

          • Madoka
            16 février 2018 - 21 h 29 min | Permalien

            Méa culpa 🙂
            Ce n’était pas mon attention de te discréditer ou de t’offenser. Je m’excuse d’avoir donnée cette impression. Si je continue à discuter avec toi, c’est parce que j’aprécie de confronter nos points de vue.

            “D’où le message principal de cet article dont j’essaie de faire passer mon point de vue depuis le début ->« il faut une plateforme qui fassent au moins aussi bien que les fansubs/sites de liens/site de streaming avec catalogue massif plutôt que de se c’ontenter uniquement de répression »”
            Il semblerait que je me sois mal exprimée, je suis tout à fait pour la création de catalogues d’abonnements et j’en suis une grande utilisatrice (j’ai un abonnement Izneo par exemple). Cela fait parti des points où je suis d’accord avec l’article. L’avis que j’essaye de défendre et d’illustrer est que la répression du piratage est absolument nécessaire à la création puis la vie de ces plateformes. Sans lutte contre le piratage, je ne pense pas que les plateformes de streaming auraient pu se développer autant. En ce sens cette lutte n’est pas inutile.

  • junglebar
    14 février 2018 - 20 h 29 min | Permalien

    je prefererai toujours le support physique, jamais je ne depensera quoi que ce soit pour de la lecture en ligne, du dematérialisé etc.

    Maintenant ouais ça rouspete sur le piratage et les scans, mais en attendant je prend mon propre exemple : j’atteindrai les 1000 tomes dans ma collection courant mars, et sans les scan et le “piratage” je pense pas que j’en aurai acheté ne serait ce que le tiers…

    • Madoka
      14 février 2018 - 23 h 46 min | Permalien

      Je suis arrivée à peu près à 1000 tomes lus mais j’utilise plusieurs méthodes pour me fournir en mangas : prêt d’amis, abonnement à la médiathèque, achat/vente d’occasion… Du coup, je ne lis des scans que quand je veux découvrir un nouveau manga à acheter et j’ai très peu de tomes chez moi.

  • carambar78
    14 février 2018 - 18 h 55 min | Permalien

    Il a tout compris.

  • Voltraya
    14 février 2018 - 18 h 39 min | Permalien

    Un site de scan officiel serait le mieux et c’est ce que demande depuis très longtemps les fans qui lisent sur pc. C’est étonnant que les éditeurs ne se soient pas lancés dedans car les chapitre à 1€ très peu pour moi.

    • Euphorià
      14 février 2018 - 20 h 51 min | Permalien

      Ils devraient prendre exemple sur les Webtoons coréens. Ils sont en lignes et disponibles sur PC / Téléphone / tablette. Facile à transporter etc.

      • Madoka
        14 février 2018 - 23 h 48 min | Permalien

        L’application Webtoon de Naver est top. Les coréens ont beaucoup d’avance dans le domaine de la bande dessinée au format numérique.

        • Furosenshi
          30 mars 2018 - 12 h 32 min | Permalien

          Les plateformes coréennes sont effectivement en avance à ce niveau là, à tel point que le numérique a déjà pris le pas sur le physique.
          Par contre, si les lecteurs s’y retrouvent, ce sont les auteurs qui sont lésés, car sous-payés sur ce genre de plateformes. Vivre du Webtoon est très dur, survivre à la limite oui. D’après le témoignage d’un auteur coréen de Webtoon lors d’un atelier auquel j’ai participé.
          Donc attention, les modèles légaux et accessibles pour les consommateurs ne sont pas forcément viables ou synonymes d’avenir…

  • soldier
    14 février 2018 - 18 h 37 min | Permalien

    Très bon article et je suis parfaitement d’accord avec ce mangaka. J’ai moi même arrêté de consommer du scantrad sans payer l’œuvre à coté par soucis moral. Mais avant j’ai essayé de trouver une offre comme le jump alpha il me semble dont disposent les US. J’ai même essayé de souscrire a leur offre mais impossible car ne resident pas la bas. Il faudrait a mon humble avis faire un système comme le jump an france et au MÊME PRIX donc environs 4e.

  • Kega
    14 février 2018 - 17 h 58 min | Permalien

    Très bonne idée pour les sites de lecture, si un site propose plusieurs titres variés je m’abonnerai direct. Le souci du manga physique/papier c’est que ça prend de la place… Que je n’ai pas.

  • misuri
    14 février 2018 - 12 h 45 min | Permalien

    Merci pour l’article. Le scantrad est un sujet sensible et avoir le recul d’un mangaka c’est toujours instructif.

  • hic
    14 février 2018 - 8 h 55 min | Permalien

    question pour vous

    entre le légal et l illégal, lesquelles des 2 à + de chance de faire du profits pour les éditeurs?

    la question ne pose même pas tellement que c est évidant ^_^

  • Havenshin
    14 février 2018 - 8 h 30 min | Permalien

    C’est bien de voir des auteurs être conscient de la réalité et de ne pas rejeter la faute sur les fans.

  • Dracnard
    14 février 2018 - 4 h 48 min | Permalien

    L’illégalité restera pour toujours une meilleur alternative que le légale tant que l’industrie ne se pliera aux attentes des consommateurs, et ce dans les moindres détails !

    Cdt. =_=

  • Funky-Mind
    14 février 2018 - 1 h 24 min | Permalien

    C’est intéressant.

    J’espère que les éditeurs l’écouteront.

  • Eskalibur
    13 février 2018 - 23 h 57 min | Permalien

    Article intéressant et l’auteur apporte de vraies pistes de réflexions.

  • Okita Shin
    13 février 2018 - 23 h 42 min | Permalien

    Sujet délicat mais il n’a pas tort. Faut bien que les éditeurs changent leur manière de publication pour s’adapter au présent.

    Et les prix des mangas et des simulpub doivent aussi être revus à la baisse car ce n’est pas en augmentant chaque année le prix du manga que les éditeurs en vendront plus.

  • Jivenshi
    13 février 2018 - 23 h 26 min | Permalien

    Le problème qu’il y a au Japon est plus important que celui en France. C’est pas facile pour les éditeurs de savoir quoi faire finalement.

    Mais les propositions qu’ils énumèrent sont faisables. A tester, ça ne leur coûtent rien d’essayer.

  • Big_Yellow
    13 février 2018 - 23 h 20 min | Permalien

    Très bon article !

    Et il a raison que s’en prendre aux fansub c’est contre productif car ceux qui lisent des scans achètent aussi des manga.

    C’est aux éditeurs de trouver comment redonner envie de consommer en masse. C’est pas facile mais ça peut se faire. Baisser le prix du numérique est un bon début je trouve car les prix actuel c’est limite du foutage de gueule !

  • Van fanel
    13 février 2018 - 23 h 05 min | Permalien

    Ce qu’il dit tient du bon sens et c’est incroyable que les éditeurs ne l’ait toujours pas compris depuis le temps.

  • Legendz-Senpai
    13 février 2018 - 22 h 25 min | Permalien

    Franchement rien de mieux qu’un support papier ce n’est pas concevable pour moi juste parce que les gens ont décidaient de ne pas payer …

  • Neliel
    13 février 2018 - 22 h 18 min | Permalien

    J’ai découvert et acheté des mangas grâces à ses sites “illégaux” puis l’idée des sites à abonnements non merci !! parce que s’il faut payer 3 ou 4 abo par mois voilà quoi.

    Diminuer les prix ya pas de secret…

  • ossan66
    13 février 2018 - 22 h 15 min | Permalien

    Je suis d’accord avec lui sur toute la ligne.

    Il en faudrait plus des types qui pensent comme lui.

  • Forever
    13 février 2018 - 22 h 05 min | Permalien

    Article for intéressante, mais je pense qu’il y a trop de “Takashi Yoshida “. On sait que l’article parle de lui, donc pas besoin de répéter indéfiniment son nom.
    Sinon je trouve que c’est intéressant son point de vu et je trouve qu’il n’a pas tord, car s’ils développent le côté plateforme web, il se pourrait que les éditeurs étrangers puissent faire de même et donc cela nous apporterait plus de manga !
    Merci beaucoup pour l’article.

  • piment
    13 février 2018 - 21 h 55 min | Permalien

    en tant que français on a même pas à débattre, le marché est tellement différent que ça en serait ridicule. (prix; nombre de titres édités; pouvoir d’achat….)

    • Scipion
      14 février 2018 - 18 h 31 min | Permalien

      Surtout prix en fait.

      Un manga est 2x ou 2.5x moins cher au pays du Soleil Levant.

      “Les éditions Ki-oon elles discutent avec les fans et proposent des mangas non-mainstream bla bla ” ouais mais c’est 8€ le tome.

  • Raku
    13 février 2018 - 21 h 47 min | Permalien

    Un article que j’ai trouvé très intéressant

  • kudo
    13 février 2018 - 21 h 46 min | Permalien

    hm flemme de débattre mais sinon perso ici quand tu vois toute les bouse licencié ça donne même pas envie de dépenser ton argent :s pourtant j’ai beaucoup de manga/ln/roman/comics/etc et je pref largement le support papier *-*

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