Les intellectuels japonais défendent le droit des Yakuza

C’est par le biais du magazine japonais Nikkan Gendai (Kodansha) que nous apprenons que des auteurs à succès et journalistes défendent le droit des Yakuza !

Le 5 Octobre 2011, l’agence de la Police Nationale japonaise a annoncé la Loi anti-yakuza auprès de la Diète (=parlement japonais). Elle est entrée en vigueur en Novembre 2011. Cette loi interdit à tout citoyen d’entretenir des relations d’affaire avec des Yakuza.

Le 24 Janvier 2012, lors d’une conférence vidéo sur le site Nico Nico Douga, plusieurs grands journalistes et auteurs incluant Makoto Sataka, Manabu Miyazaki, Soichiro Tahara ou encore Takashi Tsujii, se sont exprimés en défaveur de cette loi.

Depuis son institution en Novembre, la législation préfectoral a été vivement critiquée notamment pour violation des droits fondamentaux de l’homme : Avant d’être une organisation criminelle, les yakuza sont des hommes, ont une famille.

Makoto Sataka explique :

« Les lois doivent être appliquées sur la base des faits et non sur le statut social d’une personne. »

Le magazine Nikkan Gendai précise qu’un mouvement d’opposition peut se propager dans tout le pays ce qui rendrait la loi inefficace.

La loi contre le crime organisé sera révisé pour la première fois depuis sa création en 1992. Le journal Asahi Shimbun rapporte que les modifications prévues permettront de renforcerles sanctions et en particulier les groupes de gangsters désignés comme violents de sorte que leurs domaines d’activité pourront être surveillés plus facilement.

Miyazaki, un auteur de plus d’une dizaines de livres sur les yakuza, y compris le célèbre Toppamono : My Life in Underworld, a déclaré qu’à la fin de la conférence vidéo, plus de 10 000 personnes ont envoyé des commentaires, dont la plupart étaient dans contre la législation anti-gangster.

Manabu Miyazaki ajoute :

« Bien que cette conférence avait pour thème la pression sur les magazines concernant la façon de traiter l’information sur les yakuza, on sent qu’une plus grande protestation va se développer, notamment dans la communauté juridique et universitaire sur ce caractère déraisonnable (par rapport à la loi anti-yakuza). »

Le journal Asahi Shimbun précise que cinq organisations criminelles, y compris le Yamaguchi-gumi, basé à Kobe, et le Kudo-kai, situé à Kitakyushu, recevront la désignation spéciale sur la violence dans la révision de la loi contre le crime organisé.

Selon Miyazaki, le véritable point de la législation est la préservation du Amakudari qui concerne des retraités de la fonction publique continuant leur carrière dans le privé :

« À l’époque du traité de sécurité américano-japonais en 1970, de nombreux policiers ont été recrutés. »

« Contrairement aux autres domaines publics tels que le ministère de l’intérieur, de l’Infrastructure, des Transports et du Tourisme ou encore Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie. Les fonctionnaires de police retraités n’ont pas de compétences particulières qu’ils peuvent faire valoir dans le monde des affaires. »

« Cependant, si les lois (lié au crime organisé) deviennent plus strictes, les entreprises auront besoin d’anciens officiers à des fins de consultation, etc… « 

L’article note que le 28 Janvier 2012, le magazine Toyo Keizai a récemment listé 83 entreprises y compris Sharp CorporationNYK Group, et la Société Chugoku Electric Power, qui embauchent d’anciens policiers dans leur personnel.

Par conséquent, le renforcement des lois anti-gangs au niveau préfectoral et national requerra d’anciens fonctionnaires de police dans des entreprises privées pour être conforme à la législation.

source : nikkan gendai

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3 Commentaires

  • Kunshu
    13 février 2012 - 14 h 51 min | Permalien

    Ils préfèrent condamner le groupe aux actions.
    Tout comme il faut condamner le contenu et non l’œuvre, ou la société et non les personnes…

  • Olyus
    13 février 2012 - 0 h 29 min | Permalien

    Je soutiens aussi fortement les yakuza. C’est grâce a eux que le japon c’est relever après le Tsunami, certes ils ont pu placer leur argent et ainsi faire des affaires, mais ils ont fourni de la main d’oeuvre et de l’argent pour reconstruire leur pays.

  • Laryor
    12 février 2012 - 10 h 47 min | Permalien

    ke des connerries

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