Culture: Prostitution des collégiennes et lycéennes au Japon Part.2/2


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Lire la première partie

2. La prostitution, une affaire juteuse

Deuxième puissance économique mondiale, le Japon est un pays où une véritable société de consommation règne en main de maître. Le matérialisme y dominant une grande majorité des doctrines japonaises, contraint certaines collégiennes et lycéennes japonaises à se vendre pour obtenir de l’argent de poche. La raison ? Un coût élevé des études poussant les parents à investir leurs économies dans la réussite de leurs enfants plus que dans le loisir de ces derniers.

Cette attirance pour ces jeunes filles est en partie liée aux fantasmes basés sur les uniformes relayés dans les manga érotiques (ecchi) ou pornographiques (hentai) d’autant plus que nombre d’établissements intègrent des jupes (dont la jeune fille n’hésitera pas à la raccourcir) à leur uniforme féminin.

Il fut même un temps où on associait la jupe longue aux délinquantes (zoku) qu’on ne jugeait pas assez féminines pour montrer leurs jambes.

Par ailleurs, les écolières, en uniforme bien entendu, sont souvent présentées comme des objets sexuels dans les manga et magazine de mode. Le fantasme de l’écolière étant très répandu et devenant un désir de plus en plus grandissant chez l’homme, il deviendrait presque urgent de satisfaire son envie.

C’est pour cette raison qu’a été mis en place le Telekura (japonisation de l’anglais Telephone Club), un réseau de téléphone rose servant à prendre des rendez-vous en vue de relations sexuelles tarifées.

Mais la méthode la plus pratiquée demeure les rendez-vous qui se prennent directement dans la rue. Certains hommes abordent les lycéennes pour leur demander des services sexuels. Ce phénomène est appelé Enjo Kosai (relation d’entraide).

Jusqu’à fin 1997, l’Enjo Kosai ne posait aucun problème puisque que les relations sexuelles avec une mineure de plus de 13 ans étaient tolérées, si cette dernière était consentante. Depuis le 16 décembre 1997, une loi interdit ces relations, désormais assimilées à un acte criminel passible d’emprisonnement. En dépit de cela, l’Enjo Kosai est toujours en vogue jusqu’en 2008 (après, internet à pris le relai de manière exponentiel).

Nous rappelons que l’un des facteurs, rendant cette prostitution si commune, est le manga/anime ainsi que la télévision via les séries (drama) valorisant un univers de débauche plaisant, agréable et attrayant (Club d’hôtesses etc). Sans compter le milieu du divertissement comme certaines émissions qui font défiler des jeunes filles de 15 ans en bikini annonçant leurs mensurations avant qu’un animateur ne se livre avec elles à des jeux  assez douteux.

Il était vrai que les lois japonaises contre la prostitution ne punissent que ceux qui faisaient commerce de leur corps et non les consommateurs. Cependant, la loi votée en 1999 désigne comme un délit le fait de payer les services d’une mineure.

Elle interdit également, et pour la première fois, la vente ou la distribution de matériels pornographiques mettant en scène des enfants. Bien que d’après Junko Miyamoto, la représentante d’un groupe de pression qui lutte contre la prostitution des enfants, il n’est pas rare de voir encore plusieurs DVDs où des jeunes filles de plus en plus jeunes et en petite tenue s’affichent. (A Akihabara, il est même très simple d’avoir accès à ces DVD mis en avant dans plusieurs boutiques.)

Selon Yukihiro Murase, professeur de sexologie à l’Université Hitotsubashi, la loi n’a pas totalement éradiqué le problème mais l’a rendu moins visible. En 2001, on dénombrait 394 personnes arrêtées pour commerce sexuel prouvant ainsi que cet engouement pour l’interdit était toujours aussi vivace.

Trop de réseaux sont mis en place pour faciliter aux collégiennes et lycéennes de s’adonner au sexe comme les clubs de rencontres par téléphone (Telekura), certains systèmes de karaokés qui proposent la compagnie de filles payées pour divertir le client, certains lieux de restaurations où encore des Maid Café.

Les Maid Café développent au fil des ans leurs activités et n’hésitent pas à profiter de cet engouement pour les filles mineures afin de proposer aux consommateurs divers services comme le Joshi Kosei Osanpo (promenade tarifée pouvant déboucher sur une relation sexuelle) ou bien le JK Satsueikai (Photo Session privée en uniforme)Autant d’endroits devenus de véritables foyers de prostitution pour mineurs.

Mais le véritable problème n’est pas l’exploitation de ces jeunes filles conscientes de leurs actes. Le véritable problème est que souvent ces filles sont victimes de la société dans laquelle elles vivent. Le sexe n’est pas une finalité de la relation comme en Occident mais un besoin ou plaisir à satisfaire et à monnayer au Japon.

Ainsi, le sexe n’est pas vu comme un partage de sentiments entre deux personnes qui s’aiment mais comme les joies du plaisir charnel.

Sans doute le fait que la prostitution soit tolérée, influence la vision du sexe des jeunes filles. Il suffit de se rendre aux quartier des plaisirs à Shinjuku (le Kabukichô) pour comprendre que si vous désirez une relation avec une lycéenne, de « nobles serviteurs » se feront un plaisir de répondre à vos attentes en vous emmenant le plus souvent dans des clubs d’hôtesses afin de trouver l’objet de vos convoitises.

Une lycéenne, a raconté ses exploits à l’auteur d’un livre : Les filles aux rendez-vous payants, en fait d’ailleurs, une juste analyse. Les lois essayent de contrer ces exploitations en renforçant la réglementation qui oblige les clubs à contrôler l’âge de leurs employées.

Paradoxalement à ces lois, la Société japonaise idéalise ces jeunes filles par le biais de magazine tout public où seules les lycéennes, actrices, idoles en uniforme scolaire trouvent grâce aux yeux des lecteurs. Alors inévitablement, cela suscite un désir que l’homme va rechercher soit avec une femme qui satisfera son fantasme de l’uniforme, soit en ayant directement un rapport sexuel avec une jeune fille.

Le Japon a toujours été plus tolérant que d’autres pays quant aux plaisirs de la chair et à aucun moment les relations sexuelles avant le mariage n’ont été l’objet de condamnation culturelle ou religieuse.

C’est pourquoi les filles s’engagent dans la prostitution aussi longtemps que leur famille ou leur environnement l’ignore. Internet et le téléphone permettent aisément cette pratique, d’après le professeur Murase. Et il suffit de surfer quelques minutes sur le réseau MIXI ou bien connaitre les forums de rencontres entre japonais pour constater que les lycéennes comme collégiennes proposent des services en tout genre.

De la vente de lingeries en passant par des massages érotiques ou encore des préliminaires tendent à prouver que culturellement, les jeunes filles savent user de leur corps pour avoir ce qu’elle recherche. (l’argent)

Au Japon, les hommes ont toujours porté beaucoup d’intérêt aux prostituées professionnelles et dans ce contexte, la jeune fille représente l’innocence et la beauté. C’est cette représentation juvénile qui excite particulièrement les hommes. D’ailleurs, il est expliqué scientifiquement que l’homme est plus sensible à l’hormone des jeunes filles (15~21 ans) qu’à celui de femmes plus âgées. D’où cette attirance quasi immédiate pour les collégiennes ou lycéennes.

D’un point de vue sociologique et traditionnel, la femme avait l’habitude de suivre les hommes aussi longtemps qu’ils avaient de l’argent pour les entretenir. Dorénavant, les hommes y arrivent plus difficilement et se tournent donc naturellement vers les jeunes filles, plus simples à contrôler ou satisfaire.

Ensuite l’une des raisons les plus évidentes de ce phénomène réside dans l’argent facile et la frénésie de consommation que la société a engendrée. Depuis la récession, les parents sont devenus moins généreux en argent de poche et des jeunes cherchent à s’en procurer coûte que coûte. Ce phénomène typiquement japonais se distingue de la prostitution classique par les motivations supposées des jeunes filles impliquées.

Plutôt qu’une source stable d’argent, c’est une source occasionnelle d’argent de poche ou d’appoint qui serait visée, souvent stigmatisée par le désir de se procurer des produits de marques. Une partie non négligeable des étudiantes japonaises (étudiantes, lycéennes et collégiennes, notamment parmi les Kogaru) sont amenées à se prostituer occasionnellement, soit volontairement, soit suite aux requêtes des hommes qui les approchent selon un sondage effectué sur le sujet en 2006.

Il ne faut pas écarter aussi le fait que certaines lycéennes choisissent cette voie par satisfaction, ou encore, celles voulant aider leurs parents à payer les factures.

Les relations qu’entretiennent ces jeunes filles avec les hommes qui les payent sont parfois qualifiées de relations d’entraide alors comment combattre ce fléau s’il a des allures de bienfaisance ?

*Article écrit par Rayan

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3 Commentaires

  • Marc
    4 avril 2012 - 8 h 07 min | Permalien

    Bonjour

    Au cours d’un séjour au Japon,je me suis rendu dans un maid café avec ma compagne car celà nous avait été présenté comme une attraction locale.Une fois à l’interieur,nous nous sommes sentis extrêmement mal à l’aise car bien que le code de conduite à tenir dans un tel établissement soit strict et que tout contact physique avec les maids soit interdit,tout,depuis les costumes des maids jusqu’à leur façon de se comporter nous à laissé penser que nous nous trouvions dans un lieux de prostitution subtile dans lequel les hommes viennent assouvir leurs fantasmes.N’étant pas familiarisé avec la culture japonaise,je ne sais pas comment ces lieux sont perçus par les Japonais,mais pour les Français que nous sommes,ma compagne et moi même,in ne fait aucun doute que de tels établissement ne sont pas recommandables.Pour tout dire,nous sommes sortis de là écoeurés.

  • Raito
    14 novembre 2011 - 20 h 01 min | Permalien

    Très bon article.

    assez complet, et les photo qui entrecoupe le texte permette une lecture agréable.

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